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Lorsque nous pensons à la mort, nous pensons principalement à la mort physique. Cette mort qui nous fait peur, qui nous fait perdre des êtres aimés et celle que nous n’éviterons pas : la nôtre. La seule certitude que nous ayons sur cette terre…

Si la mort physique existe bel et bien, nous oublions que notre vie est remplie de deuils et de petites morts que nous faisons tout au long de notre parcours. Nous devons faire le deuil de certains idéaux, de certaines amitiés, de relations amoureuses, de façon de penser, de certaines capacités, etc. Ces deuils parfois très douloureux nous remuent, et nous amènent à réfléchir au sens de la vie, de notre vie. Tout comme la perte d’un être cher nous rappelle à quel point il est important de vivre dans le moment présent et de faire ce dont nous avons réellement envie, les petites morts émotives et mentales que nous expérimentons nous amènent également à repenser notre vie.

Si ces passages sont souffrants, il est important de se rappeler qu’ils sont nécessaires. La vie nous fait vivre différentes saisons qui à leurs manières sont toutes sources d’apprentissage. Nous aimerions parfois sauter l’hiver pour éviter l’isolement, mais apprécierions-nous autant le printemps si l’hiver n’avait pas été? Cela n’est pas choses simples que de laisser aller certaines croyances, et façons de faire avec lesquels nous vivons depuis longtemps. Certaines voyagent avec nous depuis si longtemps, que nous en sommes venus à penser qu’il en serait toujours ainsi. Puis un jour, une fissure apparaît et ce qui nous semblait bien, devient soudainement plus étranger à nous. Nous pouvons alors tenter de nous y accrocher, de colmater la fissure jusqu’à se faire croire que tout est pareil et que rien n’a changé… Mais un jour où l’autre nous devrons faire face à ce deuil imminent.

Certains deuils se font brusquement, et sont de réelles pertes que nous devons encaisser (rupture, perte d’emploi…) alors que d’autres se feront progressivement. D’une manière ou d’une autre, ces deuils deviendront une nourriture nous menant vers une transformation. C’est un peu comme si ces petites morts devenaient une sorte de compost. Les arbres de l’été nous offrent de magnifiques feuilles vigoureuses, que l’automne dessèche et fait mourir. Puis alors qu’elles sont étendues sur la terre, le cycle de la décomposition s’installe et pénètre le sol pour le nourrir faisant apparaître de nouvelles pousses au printemps suivant.

En ce mois de Samhain et avec les grandes fêtes à venir où l’on célèbre les esprits des morts et des ancêtres (31 octobre au 2 novembre) nous avons une belle occasion spirituelle de prendre contact avec notre part d’ombre, avec ce qui nous fait défaut et que nous devons laisser mourir. Cette période favorise le contact avec nos ancêtres, notre lignée desquels nous portons des mémoires qui affectent notre vie et sur lesquels ils peuvent nous apprendre. En acceptant de laisser « mourir » certaines choses qui se doivent, nous faisons en sorte de les retourner à la terre de notre jardin intérieur pour y laisser pousser de nouvelles fleurs et encore plus de vie!

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