Notre rapport à la nature est constamment remis en cause depuis quelques années. Les spécialistes nous alertent sur les changements climatiques, sur notre surconsommation qui épuise les ressources de la terre, etc., en exhortant la population à prendre des mesures importantes pour freiner cette détérioration de l’environnement. Malgré cette lenteur à apporter des changements conséquents dans nos habitudes de vie, dans nos politiques, etc., plusieurs ont compris l’importance de se reconnecter à la nature de différentes manières, et pour certains cela passera, entre autres, par une reconnexion spirituelle. Le paganisme est, une de ces voies spirituelles, pouvant leur permettre de renouer avec leurs racines.

La nature au sein du paganisme

« Il n’y a pas d’environnement là dehors, séparé de nous. Nous sommes dans l’incapacité de gérer notre retentissement sur l’environnement si nous nous voyons à l’extérieur de notre milieu. Les peuples indigènes sont absolument dans le vrai : nous sommes nés de la terre et constitués des quatre éléments sacrés que sont la terre, l’air, le feu et l’eau ».[1]

La nature occupe une place prépondérante au sein du paganisme où elle est considérée comme étant une entité à part entière. Les païens considèrent que chaque espèce est animée d’une essence et d’une intériorité avec laquelle elle pourra manifester des intentions qu’il nous sera possible de percevoir si l’on s’ouvre à un autre langage. Les pierres, les plantes, les animaux, etc., sont donc tous des êtres avec lesquels nous pouvons communiquer à certains niveaux. On retrouve donc, au sein du paganisme des composantes de l’animiste.

Dans les pratiques spirituelles des païens, nous retrouverons donc des rituels servants à honorer la nature et à se connecter avec elle, tels que les célébrations de la Roue de l’année. Nous retrouverons également des rituels faisant appel à certaines forces de la nature, comme les éléments que l’on peut invoquer en tant que gardien pour protéger un espace sacré… et n’oublions pas, que la magie, pratiquer par plusieurs païens fait aussi appel, la plupart du temps à des énergies naturelles comme celles des plantes, des pierres, etc.

Paganisme et militantisme environnemental

Il est important de souligner que le paganisme et la Wicca, par exemple, sont des voies spirituelles et non pas des mouvements environnementalistes. Toutefois, étant donné le lien étroit qu’entretiennent les païens avec la nature, il n’est pas rare de voir certaines personnes ou groupes de personnes s’affichant Wiccan ou païens lors d’action pour des causes environnementales. Ces personnes, en plus d’adhérer au discours scientifique (pour la plupart) y seront également dans le but de défendre ce caractère sacré qui les unit à la terre. D’ailleurs, quoique certaines puissent en penser, la majorité des païens ne renient pas la science et croient en celle-ci. En plus de s’appuyer sur la science pour défendre leur environnement, ils auront aussi en tête ce caractère sacré qu’il attribue à la nature du fait de leurs croyances spirituelles.

Si vous avez envie de vous reconnecter à la nature et votre essence, et de vous tourner vers une spiritualité qui la place au cœur de ses valeurs, le paganisme saura répondre à vos besoins et attentes.

Bonne découverte

[1]  David Suzuki, L’équilibre sacré : redécouvrir sa place dans la nature, Éditions Boréale, 2007.

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